Strict Standards: Declaration of action_plugin_creole::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/creole/action.php on line 13

Strict Standards: Declaration of action_plugin_discussion::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/discussion/action.php on line 0

Strict Standards: Declaration of action_plugin_indexmenu::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/indexmenu/action.php on line 0

Strict Standards: Declaration of action_plugin_openid::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/openid/action.php on line 0

Strict Standards: Declaration of action_plugin_popularity::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/popularity/action.php on line 0

Strict Standards: Declaration of action_plugin_safefnrecode::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/safefnrecode/action.php on line 0

Strict Standards: Declaration of action_plugin_tag::register() should be compatible with DokuWiki_Action_Plugin::register($controller) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/tag/action.php on line 0

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/creole/action.php:13) in /home/vodana/vodana.org/wiki/inc/auth.php on line 352

Strict Standards: Declaration of Doku_Renderer_metadata::table_open() should be compatible with Doku_Renderer::table_open($maxcols = NULL, $numrows = NULL, $pos = NULL) in /home/vodana/vodana.org/wiki/inc/parser/metadata.php on line 24

Strict Standards: Declaration of Doku_Renderer_metadata::table_close() should be compatible with Doku_Renderer::table_close($pos = NULL) in /home/vodana/vodana.org/wiki/inc/parser/metadata.php on line 24

Strict Standards: Declaration of syntax_plugin_tip::render() should be compatible with DokuWiki_Syntax_Plugin::render($format, &$renderer, $data) in /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/tip/syntax.php on line 38

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/vodana/vodana.org/wiki/lib/plugins/creole/action.php:13) in /home/vodana/vodana.org/wiki/inc/actions.php on line 180
films:ce_que_mes_yeux_ont_vu_-_le_mystere_watteau | V O D A N A
 

66478739.jpg


Ce que mes yeux ont vu - Le mystère Watteau est un film français réalisé par Laurent de Bartillat, sorti en 2007.





Synopsis

Lucie, jeune étudiante en histoire de l'art, enquête sur les œuvres du peintre Watteau. Elle est persuadée que certaines de ses toiles cachent un sens encore jamais révélé. Sa rencontre avec l'énigmatique Vincent, muet de naissance, va bouleverser ses recherches, et la plonger au cœur d'une intrigue commencée il y a deux siècles...


30778825.jpg


Fiche technique

* Titre : Ce que mes yeux ont vu - Le mystère Watteau
* Réalisation : Laurent de Bartillat
* Scénario : Laurent de Bartillat, Alain Ross
* Production : Frédéric Bellaïche, Geoffroy Grison
* Photographie : Jean-Marc Selva
* Musique : David Moreau
* Montage : Tina Baz
* Genre : Da Vinci Code à la française
* Durée : 78 minutes
* Date de sortie : 28 novembre 2007 (France)



22714163.jpg


Distribution

* Sylvie Testud : Lucie Audibert
* Jean-Pierre Marielle : Jean Dussart
* James Thiérrée : Vincent
* Agathe Dronne : Garance
* Christiane Millet : Annabelle Roy, la mère de Lucie
* Miglen Mirtchev : Ivan
* Jean-Gabriel Nordmann : Gasque
* Nicolas Pignon : Landlord
* Marc Rioufol : le bijoutier



48961355.jpg


Critiques du net

La bonne idée de Laurent de Bartillat est d'avoir imaginé une enquête quasi policière sur la peinture de Jean-Antoine Watteau, l'auteur du Gilles qui trône au Musée du Louvre. Et d'avoir rendu hommage à ces experts que sont les chercheurs, restaurateurs, photographes, graphistes, ces fouineurs d'indices et manipulateurs de rayons X inspectant toiles, dessins, gravures d'époque, planches de théâtre, plans de Paris, décors et catalogues d'expositions, textes du XVIIIe siècle et thèses scientifiques, pour reconstituer le parcours de Watteau dans la ville, comprendre pourquoi il a reproduit tel élément architectural, fantasmé sur l'Orangerie de Montmorency, gommé tel détail, repeint un tableau sur un autre. Et que signifiait son obsession des fêtes galantes, que dissimulaient ses personnages appartenant au monde du théâtre ?

43427007.jpg

On a compris qu'il s'agissait d'une fiction, éclairée, où Bartillat confronte le mystère des artistes à celui des gens qui sondent leurs toiles. Ce film sur l'art de savoir regarder des images est aussi un film sur la connivence qui s'instaure entre la réalité cachée de l'artiste et la part d'ombre de ceux qu'il fascine. Watteau fut un peintre secret, dissimulant ses sources d'inspiration. Ses toiles, telles des chambres closes restées énigmatiques pour les Rouletabille les plus affûtés, masquent des cadavres, des émotions, des blessures, et la manière dont on les observe, scrute, décode, est une façon de régler sa propre histoire, de projeter son désir ou son drame.

54212433.jpg

Il y aurait, chez l'historien d'art, une motivation inconsciente qui l'apparenterait à un James Stewart hitchcockien guettant ses propres maux dans un tableau comme un voyeur brandissant des jumelles d'une fenêtre sur cour.

73839460.jpg

Les raisons que donne Bartillat aux recherches de son étudiante (Sylvie Testud), de son professeur (Jean-Pierre Marielle), comme l'explication de la fascination de l'héroïne pour ce mime de rue, clown céleste sourd et muet, frappé par une rupture d'anévrisme (James Thiérrée), sont moins anecdotiques qu'il n'y paraît. Un deuil, un fantôme, un manque obsessionnel, sont susceptibles d'expliquer le caractère vibrant d'une identification à une œuvre, pourquoi quelqu'un ne voit dans un tableau que ce qu'il veut voir, et comment la peinture donne accès à une autre réalité que ce qui l'inspira.


Jean-Luc Douin - www.lemonde.fr

91760676.jpg

En compétition au Festival de Rome, Ce que mes yeux ont vu est un film intranquille, Laurent de Bartillat un cinéaste du regard. Si l'œil est partout, comme la peinture, il s'avère aussi double. Celui qui voit contre celui qui regarde, à l'instar de l'image, qui se dévoile en apparence mais cache également son histoire, son passé, ses secrets. Les peintures seraient donc comme les êtres. Non ces objets morts sur les murs des musées mais ceux qui, par leurs traces du passé, résonnent toujours avec la vie. Ramenant la peinture à la vie dans une quête mêlant l'immobile au mouvement, un magnifique premier film entre la vie et la mort, avec Sylvie Testud en plus belle passeuse qu'on puisse imaginer.

85191914.jpg

La peinture au cinéma est un sujet casse-gueule. Le risque était de faire un film emprunté, figé dans l'hommage dévot. Il n'en est rien ici. Reflets, sosies, doublures. Tous les personnages de Ce que mes yeux ont vu sont habités par une cassure intérieure, un sens de la disparition. Chacun porte à l'intime le fragment d'une fêlure dont on retrouve l'écho chez l'autre. Laurent de Bartillat remplit son cadre de signes, de traces, d'évocations. Au spectateur de recoudre les coutures, rejouer le drame à l'imaginaire. Le film reste en cela fidèle à l'esprit de Watteau, chez qui le drame n'apparaît jamais sur la toile, mais par le biais des visages, de la position des corps, de l'abandon des personnages. De même, Laurent de Bartillat garde l'évènement traumatique le plus souvent hors-champ, laissant la mise en scène (par son jeu sur les flous, les lumières) et les acteurs faire apparaître la coupure intérieure de manière indirecte.

33276656.jpg

Le maillage toujours plus intime entre peinture et cinéma se fera par la mise en scène. Prenant le parti-pris inverse du goût de Watteau pour la perspective, la distance, la trouée, Ce que mes yeux ont vu rapproche la caméra des corps. Un film tourné de près, qui s'attache à la rétine, souvent dans la poursuite, le tremblement, le désir d'en découdre, comme en réponse à l'acharnement de Lucie vers la vie, l'émotion, la parole.

71830415.jpg

Laurent de Bartillat évite l'écueil d'enfermer son film dans la marge (le couple Lucie/Vincent). En ramenant Ce que mes yeux ont vu à l'intrigue de la toile de Watteau ainsi qu'aux rapports ambigus entre Dussart et Lucie, le cinéaste tient sa corde jusqu'au bout, partisan du désir face au savoir, de l'affaissement des murs, de la trouée des corps plutôt que celle de l'espace. Cacher, dévoiler, superposer le réel par ses fragments, retoucher les images, faire apparaître les fantômes, les effacés, les repentis.

92124326.jpg

Ce que mes yeux ont vu serait un film-labyrinthe déguisé en miroir. Oscillant sans cesse entre l'exposition et le retrait, l'intensité du désir et son ajournement. Un film qui ramène au présent, par la pupille, un art de l'œil trop rare au cinéma. Où les morts, les invisibles se mettent à vouloir vivre, même si certains semblent vouer à disparaître, noyés à jamais dans les fonds de toile, comme contraints de s'éteindre en silence. Laurent de Bartillat leur rend hommage de la plus belle manière, dans une reconnaissance passant par la légèreté du retrait.


Stéphane Mas - peauneuve.net


45362337.jpg

 
 
/home/vodana/vodana.org/wiki/data/pages/films/ce_que_mes_yeux_ont_vu_-_le_mystere_watteau.txt · Dernière modification: 21/08/2011 03:40 (modification externe)
Recent changes RSS feed Creative Commons License Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki