Différences

Cette page vous donne les différences entre la révision choisie et la version actuelle de la page.

Lien vers cette vue

films:femmes_femmes [07/08/2011 12:29]
vodana
films:femmes_femmes [21/08/2011 03:40] (Version actuelle)
Ligne 1: Ligne 1:
 <html><div class="bbcode_centre" style="text-align: center;"> <html><div class="bbcode_centre" style="text-align: center;">
-<img src="http://img27.imageshack.us/img27/34/29311333.jpg" alt="29311333.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/29311333.jpg" alt="29311333.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <br> <br>
Ligne 8: Ligne 8:
 <br> <br>
 <br> <br>
-<img src="http://img703.imageshack.us/img703/2845/59113963.jpg" alt="59113963.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/59113963.jpg" alt="59113963.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <br> <br>
Ligne 17: Ligne 17:
 <br> <br>
 <br> <br>
-<img src="http://img843.imageshack.us/img843/9929/40227002.jpg" alt="40227002.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/40227002.jpg" alt="40227002.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <br> <br>
Ligne 37: Ligne 37:
 <br> <br>
 <br> <br>
-<img src="http://img20.imageshack.us/img20/9038/57279669.jpg" alt="57279669.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/57279669.jpg" alt="57279669.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <br> <br>
Ligne 58: Ligne 58:
 <br> <br>
 <br> <br>
-<img src="http://img803.imageshack.us/img803/2368/34164733.jpg" alt="34164733.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/34164733.jpg" alt="34164733.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <br> <br>
Ligne 68: Ligne 68:
  
 <br> <br>
-<img src="http://img96.imageshack.us/img96/6819/82723855.jpg" alt="82723855.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/82723855.jpg" alt="82723855.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Initialement prévu pour Simone Signoret et Danièle Darrieux, <i>Femmes, femmes</i> fut finalement tourné avec Sonia Saviange (la sœur de Paul Vecchiali) et Hélène Surgère dans un appartement du XIVème arrondissement donnant sur le cimetière Montparnasse. Vecchiali, ex critique aux Cahiers du cinéma dans les années 1950 et grand cinéphile, tourne ce film avec une petite équipe et avec son propre argent. Encore une fois, l’artisanat n’empêche décidément pas les chefs-d’œuvre.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Initialement prévu pour Simone Signoret et Danièle Darrieux, <i>Femmes, femmes</i> fut finalement tourné avec Sonia Saviange (la sœur de Paul Vecchiali) et Hélène Surgère dans un appartement du XIVème arrondissement donnant sur le cimetière Montparnasse. Vecchiali, ex critique aux Cahiers du cinéma dans les années 1950 et grand cinéphile, tourne ce film avec une petite équipe et avec son propre argent. Encore une fois, l’artisanat n’empêche décidément pas les chefs-d’œuvre.<br>
 <br> <br>
-<img src="http://img820.imageshack.us/img820/5305/91889909.jpg" alt="91889909.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/91889909.jpg" alt="91889909.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 Le premier plan est une folie de dix minutes : les deux actrices répètent une pièce de théâtre et d’emblée la confusion entre jeu et vie règne. Toutes les séquences du film viennent ensuite comme des variations de ce premier plan – il est alors déplié, découpé et creusé. Hélène Surgère est la comédie, plus légère que Sonia Saviange, la figure tragique et terrestre. <i>Femmes, femmes</i> est un film d’enfants, d’innocence, et d’inconscience. Et si douloureux. C’est le paradoxe même de ce qu’est la comédie, jouer la comédie : les tripes qu’on étale pour offrir une représentation. Car jouer, interpréter, composer, sont bien des actions de la chair, de l’intériorité, des mises en situation arrachées à la vie, et c’est tout cela que <i>Femmes, femmes</i> raconte sans la moindre aigreur, ni même de cruauté. Lorsque le film est léger, que les gestes sont incongrus, que l’improvisation se donne à voir, il y a toujours un voyage mystérieux qui saute aux yeux, une traversée vers le noir, le sombre, le douloureux.</span></span><br> Le premier plan est une folie de dix minutes : les deux actrices répètent une pièce de théâtre et d’emblée la confusion entre jeu et vie règne. Toutes les séquences du film viennent ensuite comme des variations de ce premier plan – il est alors déplié, découpé et creusé. Hélène Surgère est la comédie, plus légère que Sonia Saviange, la figure tragique et terrestre. <i>Femmes, femmes</i> est un film d’enfants, d’innocence, et d’inconscience. Et si douloureux. C’est le paradoxe même de ce qu’est la comédie, jouer la comédie : les tripes qu’on étale pour offrir une représentation. Car jouer, interpréter, composer, sont bien des actions de la chair, de l’intériorité, des mises en situation arrachées à la vie, et c’est tout cela que <i>Femmes, femmes</i> raconte sans la moindre aigreur, ni même de cruauté. Lorsque le film est léger, que les gestes sont incongrus, que l’improvisation se donne à voir, il y a toujours un voyage mystérieux qui saute aux yeux, une traversée vers le noir, le sombre, le douloureux.</span></span><br>
Ligne 79: Ligne 79:
 <span style="color: black;"><span style="font-size: 0.83em;"><i><b>Arnaud Hallet, pour www.critikat.com</b></i></span></span><br> <span style="color: black;"><span style="font-size: 0.83em;"><i><b>Arnaud Hallet, pour www.critikat.com</b></i></span></span><br>
 <br> <br>
-<img src="http://img830.imageshack.us/img830/764/71095887.jpg" alt="71095887.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/71095887.jpg" alt="71095887.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Un sentiment de grand bonheur s'empare du spectateur qui découvre ce film. Pourtant, on parle ici de choses infiniment tristes, de vies un peu ratées, d'alcoolisme et de mort. Mais on n'y triche pas. Ou plutôt : on ne cesse de tricher, mais avec la complicité du spectateur. On entraîne celui-ci dans cette grande tricherie qu'est l'existence, on démonte tout, et on voit ce qu'on fait avec toutes ces pièces disjointes. Comédie et tragédie cohabitent, théâtre et cinéma, dialogues très écrits et improvisations, le grand écart à chaque fois, et tout fusionne miraculeusement.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Un sentiment de grand bonheur s'empare du spectateur qui découvre ce film. Pourtant, on parle ici de choses infiniment tristes, de vies un peu ratées, d'alcoolisme et de mort. Mais on n'y triche pas. Ou plutôt : on ne cesse de tricher, mais avec la complicité du spectateur. On entraîne celui-ci dans cette grande tricherie qu'est l'existence, on démonte tout, et on voit ce qu'on fait avec toutes ces pièces disjointes. Comédie et tragédie cohabitent, théâtre et cinéma, dialogues très écrits et improvisations, le grand écart à chaque fois, et tout fusionne miraculeusement.<br>
 <br> <br>
-<img src="http://img62.imageshack.us/img62/5913/28538197.jpg" alt="28538197.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/28538197.jpg" alt="28538197.jpg" class="bbcode_img"><br>
 <br> <br>
 En ouverture du film, cette citation d'Albert Camus : "Oui, croyez-moi, pour vivre dans la vérité, jouez la comédie". Principe appliqué à la lettre par ces deux femmes désespérées, multipliant les masques, les tons, les registres, guignolisant, tragédisant, comédisant, dramatisant, pantomimant... Le bonheur du spectateur tient aussi à cela : il voit durant deux heures deux comédiennes extatiques, déployant tout l'éventail de leur savoir-faire, jusqu'à se trouver parfaitement dénudées, à bout de nerfs, à court d'imagination, contraintes alors de se confronter au vide, au silence, à la terreur qui peut à tout moment s'emparer d'elles et les broyer - contraintes alors de composer avec ce qu'elles ne savent pas. Elles ont l'intuition pour seul recours, si maigre ou si misérable soit-elle, si proche de la folie les conduit-elle. Qu'importe, puisque tout s'est effondré, puisqu'elles ont fait le tour de la piste, puisqu'il n'y a plus que ça de vrai. Être proche de la folie, au moins c'est être proche de quelque chose.</span></span><br> En ouverture du film, cette citation d'Albert Camus : "Oui, croyez-moi, pour vivre dans la vérité, jouez la comédie". Principe appliqué à la lettre par ces deux femmes désespérées, multipliant les masques, les tons, les registres, guignolisant, tragédisant, comédisant, dramatisant, pantomimant... Le bonheur du spectateur tient aussi à cela : il voit durant deux heures deux comédiennes extatiques, déployant tout l'éventail de leur savoir-faire, jusqu'à se trouver parfaitement dénudées, à bout de nerfs, à court d'imagination, contraintes alors de se confronter au vide, au silence, à la terreur qui peut à tout moment s'emparer d'elles et les broyer - contraintes alors de composer avec ce qu'elles ne savent pas. Elles ont l'intuition pour seul recours, si maigre ou si misérable soit-elle, si proche de la folie les conduit-elle. Qu'importe, puisque tout s'est effondré, puisqu'elles ont fait le tour de la piste, puisqu'il n'y a plus que ça de vrai. Être proche de la folie, au moins c'est être proche de quelque chose.</span></span><br>
Ligne 91: Ligne 91:
  
 <br> <br>
-<img src="http://img10.imageshack.us/img10/883/65647350.jpg" alt="65647350.jpg" class="bbcode_img">+<img src="http://vodana.org/images/femmes_femmes/65647350.jpg" alt="65647350.jpg" class="bbcode_img">
 </div> </div>
  
 
 
/home/vodana/vodana.org/wiki/data/attic/films/femmes_femmes.1312745393.txt.gz · Dernière modification: 07/08/2011 12:29 (modification externe)
Recent changes RSS feed Creative Commons License Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki