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films:general_idi_amin_dada_autoportrait_-_film_bonus | V O D A N A
 

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Général Idi Amin Dada : autoportrait est un film documentaire franco-suisse de Barbet Schroeder, sorti en 1974.


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Synopsis

Portrait et interview du célèbre général ougandais Idi Amin Dada, interrogé par Barbet Schroeder et des journalistes de FR3. "Il ne faut pas oublier, déclare Schroeder, qu'après un siècle de colonialisme, Amin Dada nous renvoie une image déformée de nous-mêmes."
Le film retrace la vie d'Idi Amin Dada. Son enfance, la seconde guerre mondiale durant laquelle il combat en Birmanie, son retour où il est nommé général, le renversement du président Obote en 1971 en Ouganda, le régime de fer qu'Amin Dada fait régner dans son pays...
Ce documentaire sur le président et dictateur ougandais met en scène la caricature du pouvoir incarnée par un homme jouant son propre rôle et mettant en scène son propre gouvernement devant les yeux d’un réalisateur qui à aucun moment ne prend parti ou ne juge la situation.



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Fiche technique

* Titre : Général Idi Amin Dada : autoportrait
* Réalisateur : Barbet Schroeder
* Scénario : Idi Amin Dada, Barbet Schroeder
* Producteurs : Jean-François Chauvel, Charles-Henri Favrod, Jean-Pierre Rassam
* Musique : Idi Amin Dada
* Image : Néstor Almendros
* Montage : Denise de Casabianca
* Pays d'origine : France, Suisse
* Langues : Français et anglais, swahili sous-titrés français
* Genre : Documentaire
* Durée : 87 minutes
* Date de sortie : novembre 1974 (France)



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Critiques du net

En rupture totale avec ses deux précédents films, More et La Vallée, Barbet Schroeder réalise un portrait démystifiant mais effrayant par son objectivité, d’un dictateur africain. Souvent comparé au père Ubu d’Alfred Jarry, Amin Dada est un personnage à la fois burlesque et inquiétant, naïf et rusé. Face à ce mégalomane aux limites du ridicule, le rire et la terreur s’entremêlent chez le spectateur, le film devenant alors une satire de la situation ougandaise. Le cinéaste s’est attaché à « prendre un personnage réel et en faire une approche fictionnelle. » (Barbet Schroeder) Le titre, Général Idi Amin Dada : autoportrait, est un clin d’œil à l’omnipotence d’un président qui entend bien ne dévoiler aux spectateurs que des morceaux choisis de son pouvoir et de son leadership.

www.premiersplans.org


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Idi Amin Dada est un dictateur africain, démocrate révolutionnaire selon ses propres termes, qui a sévi en Ouganda dans la presque totalité des années 70. Quelque peu passé aux oubliettes, il reste de lui l'image d'un homme imbu de lui même, violent et fou qui se prenait pour le maître à penser de tous les grands de ce monde alors que ces mêmes grands savaient tout juste qui il était. Le film de Barbet Schroeder, incontestablement l'un de ses meilleurs, dresse un portrait saisissant de cet admirateur d'Hitler, antisioniste, et manipulateur invétéré dans ce qui reste un témoignage unique, le tyran ayant rarement accepté de se laisser filmer de cette manière.

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Général... est donc à la fois un document précieux, une trace historique à prendre en compte et une tentative réussie de pénétrer l'esprit torturé d'un psychopathe au pouvoir et par là une nouvelle vision, 30 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, de ce qui peut subsister du totalitarisme à l'heure où les pays occidentaux tentaient de réparer leurs propres dégâts délaissant un continent entier ou s'en servant uniquement pour faire fluctuer son économie sans se soucier des dégâts politiques. La séquence de pré-générique décrivant l'état du pays avant et après l'accès au pouvoir d'Amin Dada est frappante de ce point de vue là.

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Mais partagé entre des images de l'homme dans sa vie de tous les jours, des entretiens et une voix-off qui rétablit la vérité sur certains points cruciaux, ce portrait peut se voir également comme une réflexion plus générale sur la forme documentaire, abordant des thèmes importants comme la vérité, la manipulation d'image et interrogeant en les mettant au jour directement les dispositifs de mise en scène propre au documentaire, d'une manière différente mais tout aussi percutante que le faisait Chris Marker dans Lettre de Sibérie 20 ans plus tôt. Déjà le titre laisse songeur : non "portrait" mais "autoportrait". À quoi sert donc Barbet Schroeder si le général réalise son propre autoportrait ? La réponse est simple : il sert de guide au spectateur. En effet dans plusieurs séquences, on voit Amin Dada montrer au cameraman ce qu'il doit filmer et par là se mettant lui même en scène avec sa propre voix en toile de fond. On retrouve mêlé à tout cela un autre style documentaire, celui de la reconstitution : le général, désireux de montrer son pouvoir allant jusqu'à mettre en scène avec l'armée de son pays : soldats, hélicoptères, etc... une fausse tentative pour s'emparer d'un territoire ennemi (avec bien entendu un happy-end pour lui et fausse victoire à la clé).

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Schroeder se laisse faire dans un premier temps par le dictateur pour ensuite mieux retourner les images contre ce dernier grâce aux quelques mots de commentaire et au relâchement d'Amin Dada qui se sentait en confiance. À l'aide d'anecdotes amusantes ou effrayantes, de questions menant à des contradictions ou à des non-dits explicites, le cinéaste dévoile la face cachée d'un dictateur qui désirait plus que tout contrôler son image comme il contrôlait les médias et son simulacre de gouvernement, et finit par atteindre son but de manière magistrale. L'auto-dénonciation du régime est parfaite et la réflexion sur les pouvoirs de l'image très bonne.


Nicolas Thys, pour www.ecranlarge.com


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Général Idi Amin Dada, autoportrait est un film piège, et même son titre est un semi-mensonge. Conçu à l’origine comme un épisode d’une série de documentaires sur les chefs d’État à destination de la télévision, il était dès le départ destiné à devenir bien plus : Schroeder caressait en effet l’ambition de réaliser un long-métrage exploitable en salles, pour peu que le matériel recueilli soit suffisant – si tel n’avait pas été cas, il serait resté sous son format de 52', par ailleurs la version présentée à Amin Dada. Mais le cinéaste fut comblé au-delà de ses espérances. Son principe de travail est simple : laisser le dictateur maître à bord du tournage. C’est en effet Amin Dada qui décide seul des endroits à visiter – Barbet Schroeder a seulement dû insister pour filmer le conseil des ministres -, des lieux à montrer, et surtout c’est lui qui donne les indications au caméraman ; il devient donc metteur en scène de son propre film, et par conséquent auteur involontaire de sa propre critique. Barbet Schroeder le laisse petit à petit s’enfoncer dans l’horreur de ses propos.

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La dénonciation est subtile : Amin Dada donne de lui l’image d’un homme jovial, et affable ; et c’est justement ce rire radieux qui lui sert de réponse quand on lui demande s’il a vraiment dit que « l’erreur d’Hitler est de ne pas avoir tué assez de Juifs » qui terrifie. C’est aussi en observant les gestes et attitudes de son entourage que l’on comprend la terreur qu’il fait régner – voir la séquence où il critique l’action de l’un de ses ministres ; on apprendra plus tard que le corps de celui-ci a été retrouvé dans un fleuve. Idi Amin Dada utilisait souvent les crocodiles pour régler les affaires courantes… On suit donc le portrait de ce dictateur ubuesque et sanguinaire, autoproclamé "Dernier Roi d’Écosse", partagé entre la consternation et l’effroi.

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Barbet Schroeder a néanmoins parfois recours au montage afin de recadrer son propos : il n’omet pas par exemple d’ouvrir son film sur une exécution capitale, image insoutenable qui obsédera le spectateur qui risquerait de ne voir en Amin Dada qu’un bouffon futile. Bouffon tragique plus exactement, et la conclusion nous rappelle qu’il est peut-être plus proche de nous qu’on ne voudrait le croire.


Franck Suzanne, pour www.dvdclassik.com


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Idi Amin Dada était-il fou ? Telle est la question qui taraude encore aujourd’hui le cinéaste Barbet Schroeder. Dans une confidence qu’il fait au critique Jean Douchet (voir les bonus), il lui explique que lorsqu’Amin Dada organisa une collecte de légumes et de farine pour en faire don aux « pauvres anglais » victimes de la famine et d’un chômage record, il ne sait toujours pas si c’est un geste d’arrogance et de moquerie du peuple africain envers l’ancien colonisateur ou s’il est d’une réelle innocence et générosité ! Bien qu’il ait partagé son quotidien durant plusieurs mois au cours de l’année 1974, assistant à ses multiples parades militaires, discutant avec lui de politique étrangère, observant ses conseils des ministres, Barbet Schroeder n’a pas pour autant percé le mystère de ce tyran débonnaire et charmeur.

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Rappelons que pendant huit années (entre 1971 et 1979), l’Ouganda, ce petit paradis africain, a connu un véritable cauchemar avec le régime dictatorial du général Idi Amin Dada. Militaire analphabète, il connaît une ascension fulgurante depuis l'indépendance du pays en 1962. Celui que ses supérieurs qualifient de "bon bougre, mais plutôt faible en matière grise" accède au pouvoir en 1971 à la suite d'un coup d'état. Afin d'asseoir son régime ultra nationaliste, il multiplie les exactions: tortures, mutilations, exécutions groupées, le nombre de ses victimes reste encore aujourd’hui incertain, entre 100 000 et 300 000 ! Il a laissé un pays en ruine : inflation de plus de 200%, une dette de 320 millions de dollars, une agriculture abandonnée, des usines fermées et une corruption généralisée.

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Comment donc aborder un tel personnage sans en faire une caricature ? Le cinéaste choisit la voie du théâtre. Très vite, il s’aperçoit que la meilleure façon de mettre à jour sa vanité est de le laisser prendre les rênes du film, d’où ce terme d’«Autoportrait» appliqué au film. On pourrait croire que c’est le signe que Schroeder a été dépossédé de son film, mais en suivant Amin Dada sur des lieux qu’il a délibérément choisis, en le laissant guider la caméra (il indique ce qu’il faut filmer), en le laissant contourner certaines questions délicates, Schroeder parvient malgré tout à l’encercler car cet homme qui parade sans cesse, en permanente représentation, met ainsi à jour son obsession du pouvoir absolu.

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«Ubuesque» est l’adjectif le plus couramment employé pour qualifier le dictateur. Barbet Schroeder a effectivement transformé son documentaire en une fable sur le pouvoir dans laquelle Amin Dada incarnerait une sorte de Roi Ubu, ce célèbre personnage de dictateur bouffon créé au théâtre par le dramaturge Alfred Jarry à la fin du XIXème siècle. Son film est une succession de séquences dénonçant la vacuité du despote, sorte de grenouille s’étant faite aussi grosse qu’un bœuf: parade devant une armée fantoche, démonstration grotesque de l’entraînement des parachutistes, organisation des manœuvres militaires dans les montagnes ougandaises pour simuler une invasion du Golan en Israël.

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L'une des scènes les plus emblématiques est sans doute le conseil des ministres qui s’apparente plus à une séance de coaching qu’à une orientation de politique gouvernementale : paternaliste, il rappelle qu’il faut aimer son leader, travailler avec détermination et purger le gouvernement des espions. Devenu complètement paranoïaque (il a essuyé de très nombreux attentats), il avait pour habitude de donner aux crocodiles ses ministres suspectés de trahison. Cet ex-champion du monde de boxe de l’armée anglaise puis de l’Ouganda (catégorie poids lourds) a beaucoup misé sur la force physique pour asseoir son pouvoir mais le réduire à l’image d’une brute épaisse serait une erreur. Tout à la fois mégalomane, inculte, naïf et sanguinaire, Idi Amin Dada n’en était pas moins un fin stratège et un manipulateur hors-pair, capable de mesurer la faiblesse de ses adversaires. Et c’est en cela qu’il était redoutable.

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La séquence finale est admirable, c’est la chute du rideau, le dévoilement de la faille dans la carapace du personnage. Face à une assemblée d’étudiants en médecine, de regard affûtés qui attendent un discours rassurant sur leur condition, Amin Dada assis derrière un bureau, comme écrasé par ce gradin d’intellectuels se lance dans une homélie incongrue et édifiante conseillant aux jeunes médecins d’être toujours propres et élégants et de ne pas être ivre ! La sueur au front, la respiration rapide, le regard perdu, le grand dictateur semble s’apercevoir que sa supercherie ne prend pas, il ressemble soudainement à un petit enfant penaud qui aurait dit un gros mensonge ; l’assemblée prend des allures de tribunal et le masque tombe enfin.


Laurent Devanne, pour arkepix.com


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Les bonus

- L’Ouganda au temps de Dada – 5 mn 30 : Un excellent bonus pour se rafraîchir la mémoire concernant l’histoire récente, à voir éventuellement avant le film de Barbet Schroeder ; cinq minutes illustrées de diapositives pour expliquer l’itinéraire d’Amin Dada et le contexte géopolitique de l’Ouganda. Concis et édifiant.

- Entretien avec Barbet Schroeder par Jean Douchet – 21 mn 02 : Après avoir brièvement retracé le début de la carrière de Schroeder, Jean Douchet interroge le cinéaste sur les conditions de tournage d'Idi Amin Dada ; il explique qu’à l’origine il devait s’intégrer dans une série de portraits d’hommes d’État pour la télévision, d’une durée de 52 mn, mais qu’il espérait pouvoir en tirer plus, ce qui s’est concrétisé au-delà de toute espérance. Il évoque ensuite les pressions pour exiger des coupes qui, plus tard, seront réintégrées dans le film, ainsi que les violentes réactions d’extrémistes juifs et africains. Pour conclure, il explique qu’il ne sait toujours pas aujourd’hui dans quelle mesure Amin Dada était ou non fou.

- Idi Amin Dada, général ubuesque – 15 mn 54 : Auteur, entre autres, de Mobutu, Roi du Zaïre, le documentariste Thierry Michel décrypte la méthode de tournage de Barbet Schroeder, qu’il pose en précurseur de certaines émissions comme Striptease. Il explique ensuite qu’il s’est refusé à tout contact direct avec Mobutu pour ne pas risquer de perturber son enquête – son film est une biographie filmée, contrairement au film de Schroeder qui est un instantané portant sur quelques semaines. Il s’interroge enfin sur les différentes définitions de "cinéma vérité".

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Pour une meilleure appréciation du film, il apparaitra judicieux de s’attarder d’abord sur le premier supplément.
En effet, L’Ouganda au temps de Dada permet déjà un survol historique nécessaire de la présidence ougandaise. En partant de l’indépendance du pays jusqu’à la chute d’Idi Amin Dada, ce court résumé apporte une mise en bouche passionnante de la personnalité volatile du général africain.

Le second supplément Entretien avec Barbet Schroeder par Jean Douchet offre une approche plus intime et surtout inédite grâce aux anecdotes du réalisateur qui a eu le courage de suivre le général dans sa folie. Extraits du film à l’appui vous redécouvrirez ainsi la grandiloquente reconstitution de l’assaut du Golan ainsi que la réaction d’Idi Amin Dada après sa vision du film.

Dernier supplément, Idi Amin Dada, général ubuesque, apporte une réflexion sur la question du sujet dans le documentaire (pourquoi Barbet Schroeder parle-t-il donc d’autoportrait dans le titre de son film ?) ainsi qu’un intéressant parallèle avec la forme documentaire de l’émission Strip-Tease. Réalisé par Thierry Michel, cinéaste documentariste et enseignant à l’IAD de Bruxelles, auteur de Mobutu, roi du Zaïre, ce documentaire s’adresse plutôt aux plus érudits d’entre-vous.

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À la fois ludiques, analytiques et instructifs, ces trois petits bonus apportent un bon éclairage au film. Schroeder revient sur sa rencontre avec Amin Dada et la distance qu'il a tenté d'installer avec lui. Douchet relève une idée intéressante selon laquelle le film serait un combat entre le pouvoir de la caméra et le pouvoir politique. Thierry Michel quant à lui replace le film comme étant un précurseur des films de l'émission franco-belge Strip-Tease, mais qui tend ici un piège à un personnage qui, selon lui, a les moyens de se défendre, au contraire des nombreux films de l'émission de télé. La morale est sauve !

À noter qu'un effort a été fait sur la forme : l'emploi d'un grand miroir (évitant l'utilisation du champ contrechamp permanent) dans l'entretien entre Schroeder et Douchet est une idée bienvenue; quant aux jeux d'incrustation dans l'analyse de Thierry Michel, ils sont utilisés d'une façon très habile et agréable qui contourne la platitude habituelle des documentaires d'archives.



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/home/vodana/vodana.org/wiki/data/pages/films/general_idi_amin_dada_autoportrait_-_film_bonus.txt · Dernière modification: 20/11/2011 07:04 par vodana
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