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films:general_idi_amin_dada_autoportrait_-_film_bonus [20/11/2011 06:23]
vodana
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-<span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;"><i>Général Idi Amin Dada, autoportrait</i> est un film piège, et même son titre est un semi-mensonge. Conçu à l’origine comme un épisode d’une série de documentaires sur les chefs d’État à destination de la télévision, il était dès le départ destiné à devenir bien plus : Schroeder caressait en effet l’ambition de réaliser un long-métrage exploitable en salles, pour peu que le matériel recueilli soit suffisant – si tel n’avait pas été cas, il serait resté sous son format de 52, par ailleurs la version présentée à Amin Dada. Mais le cinéaste fut comblé au-delà de ses espérances. Son principe de travail est simple : laisser le dictateur maître à bord du tournage. C’est en effet Amin Dada qui décide seul des endroits à visiter – Barbet Schroeder a seulement dû insister pour filmer le conseil des ministres -, des lieux à montrer, et surtout c’est lui qui donne les indications au caméraman ; il devient donc metteur en scène de son propre film, et par conséquent auteur involontaire de sa propre critique. Barbet Schroeder le laisse petit à petit s’enfoncer dans l’horreur de ses propos.<br>+<span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;"><i>Général Idi Amin Dada, autoportrait</i> est un film piège, et même son titre est un semi-mensonge. Conçu à l’origine comme un épisode d’une série de documentaires sur les chefs d’État à destination de la télévision, il était dès le départ destiné à devenir bien plus : Schroeder caressait en effet l’ambition de réaliser un long-métrage exploitable en salles, pour peu que le matériel recueilli soit suffisant – si tel n’avait pas été cas, il serait resté sous son format de 52', par ailleurs la version présentée à Amin Dada. Mais le cinéaste fut comblé au-delà de ses espérances. Son principe de travail est simple : laisser le dictateur maître à bord du tournage. C’est en effet Amin Dada qui décide seul des endroits à visiter – Barbet Schroeder a seulement dû insister pour filmer le conseil des ministres -, des lieux à montrer, et surtout c’est lui qui donne les indications au caméraman ; il devient donc metteur en scène de son propre film, et par conséquent auteur involontaire de sa propre critique. Barbet Schroeder le laisse petit à petit s’enfoncer dans l’horreur de ses propos.<br>
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 <img src="http://vodana.org/images/general_idi_amin_dada_autoportrait/20.jpg" alt="20.jpg" class="bbcode_img"><br> <img src="http://vodana.org/images/general_idi_amin_dada_autoportrait/20.jpg" alt="20.jpg" class="bbcode_img"><br>
 
 
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