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films:l_horrible_docteur_orlof [13/08/2011 04:50]
vodana
films:l_horrible_docteur_orlof [21/08/2011 03:40] (Version actuelle)
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-<img src="http://img215.imageshack.us/img215/2421/44356623.jpg" alt="44356623.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/44356623.jpg" alt="44356623.jpg" class="bbcode_img"><br>
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-<img src="http://img202.imageshack.us/img202/3842/54691333.jpg" alt="54691333.jpg" class="bbcode_img">      <img src="http://img171.imageshack.us/img171/8646/10771921.jpg" alt="10771921.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://img202.imageshack.us/img202/3842/54691333.jpg" alt="54691333.jpg" class="bbcode_img">      <img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/10771921.jpg" alt="10771921.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Ce <i>Docteur Orlof</i> est le quatrième film de l’Espagnol Jesús Franco et il marque sa première incursion dans le domaine de l’horreur, genre auquel son nom reste attaché. Racontant exactement la même histoire que <i>Les yeux sans visage</i> (1960), chef-d’œuvre horrifique de Georges Franju, Franco délaisse le mystère en exposant très rapidement la situation. Pourtant, son film reste intéressant à suivre grâce à un vrai sens de la mise en scène et de l’atmosphère. Il utilise judicieusement son décor et privilégie une photographie noir et blanc très contrastée.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Ce <i>Docteur Orlof</i> est le quatrième film de l’Espagnol Jesús Franco et il marque sa première incursion dans le domaine de l’horreur, genre auquel son nom reste attaché. Racontant exactement la même histoire que <i>Les yeux sans visage</i> (1960), chef-d’œuvre horrifique de Georges Franju, Franco délaisse le mystère en exposant très rapidement la situation. Pourtant, son film reste intéressant à suivre grâce à un vrai sens de la mise en scène et de l’atmosphère. Il utilise judicieusement son décor et privilégie une photographie noir et blanc très contrastée.<br>
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-<img src="http://img801.imageshack.us/img801/4474/87537482.jpg" alt="87537482.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/87537482.jpg" alt="87537482.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Cette première œuvre fantastique de Franco explique sa popularité, même s’il a ensuite plongé dans les profondeurs du cinéma Z en tournant plus que de raison (pas loin de deux cents films en seulement quarante ans de carrière). Il a lui-même réalisé en 1988 un autre bien triste remake des <i>Yeux sans visage</i> intitulé <i>Les prédateurs de la nuit</i> avec l’inénarrable Brigitte Lahaie. Une chute très sévère pour un cinéaste sympathique ayant lutté dans les années 60 contre la censure franquiste.</span></span><br> Cette première œuvre fantastique de Franco explique sa popularité, même s’il a ensuite plongé dans les profondeurs du cinéma Z en tournant plus que de raison (pas loin de deux cents films en seulement quarante ans de carrière). Il a lui-même réalisé en 1988 un autre bien triste remake des <i>Yeux sans visage</i> intitulé <i>Les prédateurs de la nuit</i> avec l’inénarrable Brigitte Lahaie. Une chute très sévère pour un cinéaste sympathique ayant lutté dans les années 60 contre la censure franquiste.</span></span><br>
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-<img src="http://img830.imageshack.us/img830/6685/80805656.jpg" alt="80805656.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/80805656.jpg" alt="80805656.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Même si le scénario entretient d’évidentes similitudes avec <i>Les yeux sans visage</i>, Jess Franco se défend d’avoir plagié l’œuvre de Franju, rappelant que l’Espagne du début des années 60 se trouvait en quelque sorte isolée du monde et qu’il n’avait pu voir le métrage précité. L’idée, selon le réalisateur, était simplement « dans l’air du temps ». Les inspirations visuelles, par contre, s’avèrent évidente et, cette fois, revendiquées, Franco tentant une synthèse entre l’expressionnisme allemand, l’épouvante gothique italienne, le fantastique hollywoodien de l’âge d’Or et l’horreur anglaise alors triomphante par l’intermédiaire des productions Hammer.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Même si le scénario entretient d’évidentes similitudes avec <i>Les yeux sans visage</i>, Jess Franco se défend d’avoir plagié l’œuvre de Franju, rappelant que l’Espagne du début des années 60 se trouvait en quelque sorte isolée du monde et qu’il n’avait pu voir le métrage précité. L’idée, selon le réalisateur, était simplement « dans l’air du temps ». Les inspirations visuelles, par contre, s’avèrent évidente et, cette fois, revendiquées, Franco tentant une synthèse entre l’expressionnisme allemand, l’épouvante gothique italienne, le fantastique hollywoodien de l’âge d’Or et l’horreur anglaise alors triomphante par l’intermédiaire des productions Hammer.<br>
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-<img src="http://img21.imageshack.us/img21/5537/68660887.jpg" alt="68660887.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/68660887.jpg" alt="68660887.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Payant son tribu aux classiques de la Universal, Jess Franco enferme son médecin dément dans un château poussiéreux aux imposants escaliers, endroit rêvé pour ses horribles expériences menées en compagnie d’un assistant défiguré réduit à l’état de zombie servile. Mais ces clichés sont habilement détournés par quelques notes d’humour, une pointe de sadisme et de brefs plans de nudité féminine. La mise en scène de Franco se montre inspirée et riche, privilégiant d’intéressants mouvements de caméra et composant des tableaux fascinants. Certains plans penchés s’avèrent également plaisant, d’autant que les jeux de lumières servent une superbe photographie aux noir et blanc contrastés.<br> Payant son tribu aux classiques de la Universal, Jess Franco enferme son médecin dément dans un château poussiéreux aux imposants escaliers, endroit rêvé pour ses horribles expériences menées en compagnie d’un assistant défiguré réduit à l’état de zombie servile. Mais ces clichés sont habilement détournés par quelques notes d’humour, une pointe de sadisme et de brefs plans de nudité féminine. La mise en scène de Franco se montre inspirée et riche, privilégiant d’intéressants mouvements de caméra et composant des tableaux fascinants. Certains plans penchés s’avèrent également plaisant, d’autant que les jeux de lumières servent une superbe photographie aux noir et blanc contrastés.<br>
  
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-<img src="http://img69.imageshack.us/img69/3886/15344097.jpg" alt="15344097.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/15344097.jpg" alt="15344097.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 A cette esthétique travaillé, Franco ajoute des éléments étonnants, en particulier une bande originale qui mérite bien son nom, tant les compositeurs José Pagán et Antonio Ramírez Ángel rompent avec la tradition musicale pour privilégier une suite cacophonique proche du freejazz, orgie de percussions et de sonorités distordues conçues pour agresser les tympans. Expérimentale, la partition se permet de brefs moments d’accalmie dans un océan de bruitages à la fois fascinants et pénibles. En tout cas, un joli exercice anticipant certaines tentatives non mélodiques des décennies suivantes, comme par exemple la bande son crispante de <i>Massacre à la tronçonneuse</i>.<br> A cette esthétique travaillé, Franco ajoute des éléments étonnants, en particulier une bande originale qui mérite bien son nom, tant les compositeurs José Pagán et Antonio Ramírez Ángel rompent avec la tradition musicale pour privilégier une suite cacophonique proche du freejazz, orgie de percussions et de sonorités distordues conçues pour agresser les tympans. Expérimentale, la partition se permet de brefs moments d’accalmie dans un océan de bruitages à la fois fascinants et pénibles. En tout cas, un joli exercice anticipant certaines tentatives non mélodiques des décennies suivantes, comme par exemple la bande son crispante de <i>Massacre à la tronçonneuse</i>.<br>
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-<img src="http://img98.imageshack.us/img98/361/10255558.jpg" alt="10255558.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/10255558.jpg" alt="10255558.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Les interprètes, pour leur part, sont convaincants et Howard Vernon, ayant déjà plus de quinze ans de carrière derrière lui, se montre excellent en savant fou fasciné par la beauté féminine. Passant de scènes de séductions suaves et charmantes à des tortures brutalement infligées, Orlof fascine, tout comme son assistant Morpho, pratiquement réduit à l’état d’automate.<br> Les interprètes, pour leur part, sont convaincants et Howard Vernon, ayant déjà plus de quinze ans de carrière derrière lui, se montre excellent en savant fou fasciné par la beauté féminine. Passant de scènes de séductions suaves et charmantes à des tortures brutalement infligées, Orlof fascine, tout comme son assistant Morpho, pratiquement réduit à l’état d’automate.<br>
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-<img src="http://img688.imageshack.us/img688/4910/64849723.jpg" alt="64849723.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/l_horrible_docteur_orlof/64849723.jpg" alt="64849723.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Belle réussite, <i>L'Horrible Docteur Orlof</i> mérite d’être redécouvert, tant par les admirateurs du cinéaste que par ses détracteurs, lesquels pourraient être agréablement surpris devant cet impeccable petit classique du fantastique.</span></span><br> Belle réussite, <i>L'Horrible Docteur Orlof</i> mérite d’être redécouvert, tant par les admirateurs du cinéaste que par ses détracteurs, lesquels pourraient être agréablement surpris devant cet impeccable petit classique du fantastique.</span></span><br>
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