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films:la_vengeance_des_47_ronins | V O D A N A
 

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La Vengeance des 47 Rōnins (元禄忠臣蔵, Genroku Chūshingura) est un film japonais en deux parties réalisé par Kenji Mizoguchi, sorti en 1941 et 1942.

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arc1un.gif Synopsis arc1un.gif

Début du XVIIIème siècle, sous le règne de l'Empereur Tokugawa, le seigneur Asano, servant à la cour du Shōgun, attaque et blesse le chambellan Kira, qui a tenu à son endroit des propos blessants. Il est condamné au seppuku (suicide rituel). Les guerriers de sa maison deviennent de ce fait des Rōnins, samouraïs sans maître. 47 d'entre eux, restés loyaux à leur seigneur après sa mort, vivent dès lors dans l'attente de le venger selon le code de l'honneur. C'est en pleine connaissance de la lourde sanction qu'ils encourent qu'ils s'unissent dans un serment secret : ils vengeront la mort de leur maître en assassinant Kira...


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aukatana8wz.gif Fiche technique aukatana8wz.gif

* Titre : La Vengeance des 47 Rōnins
* Titre original : 元禄忠臣蔵, Genroku Chūshingura
* Réalisation : Kenji Mizoguchi
* Scénario : Kenichiro Hara, Yoshikata Yoda, d'après la pièce de Seika Mayama
* Photographie : Kōhei Sugiyama
* Musique : Shirō Fukai
* Genre : drame historique
* Durée : 214 minutes (3h34)
* Pays d'origine : Japon
* Dates de sortie : Japon : 1er décembre 1941 (1ère partie), 11 février 1942 (2ème partie)


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M155.jpg arc1un.gif Distribution arc1un.gif M154.jpg

* Yoshizaburo Arashi : Takuminokami Asano
* Utaemon Ichikawa : Tsunatoyo Tokugawa
* Daisuke Katō : Fuwa Kazuemon
* Chojuro Kawarasaki : Kuranosuke Ōishi
* Kunitaro Kawarazaki : Jurozaemon Isogai
* Seizaburō Kawazu : Etchumori Hosokawa
* Mantoyo Mimasu : Kozunosuke Kira
* Mitsuko Miura : Yosenin, l'épouse d'Asano
* Kan'emon Nakamura : Sukeimon Tomimori
* Mieko Takamine : Omino, la fiancée d'Isogai


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aukatana8wz.gif Le réalisateur aukatana8wz.gif

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chushinguraukiyoe2.jpg Un peu d'histoire chushinguraukiyoe4.jpg

L'histoire des 47 rōnins, également connue sous le nom des 47 samouraïs, ou la « vendetta d'Akō », ou en japonais Akō rōshi (赤穂浪士) ou encore genroku akō jiken (元禄赤穂事件), est le prototype de l'histoire japonaise classique. Elle est décrite dans les manuels d'histoire japonais comme une « légende nationale » où les 47 rōnins sont aussi appelés les 47 gishi ou Akō gishi.

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Chūshingura par Mizoguchi : Asano vient de blesser au front l'infâme Kira

La légende des 47 rōnins n'est pas une pure fiction ; elle correspond à un fait historique. L'histoire commence en 1701 dans la région d'Ako située dans la préfecture de Hyōgo au Japon. Un groupe de samouraïs est laissé sans chef (rōnin) après la condamnation de leur daimyo, Asano Naganori, au suicide rituel (seppuku) par le Shōgun Tokugawa Tsunayoshi pour avoir blessé Kira Yoshinaka (1641-1703), maître des cérémonies de la maison du shogun, qui l'avait insulté.
Les 47 rōnins décident de venger leur seigneur en assassinant Kira.

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Le fidèle d'entre les fidèles : Ōishi Kuranosuke paré pour l'action

L'attentat a lieu le 14 décembre 1702 après avoir patiemment attendu et planifié l'attaque pendant près de deux ans. Par la suite, ils furent eux-mêmes condamnés au seppuku pour meurtre et s'exécutèrent le 4 février 1703. Ils connaissaient tous les conséquences de leur acte et c'est pour cette raison que leur action est considérée comme particulièrement honorable.

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Attaque finale des 47 conjurés : presque une prise de la Bastille

Quelque peu enjolivée, cette histoire a trouvé sa place dans la culture populaire japonaise, par les valeurs de loyauté, de sacrifice, de dévouement et d'honneur dont tout Japonais était censé s'inspirer dans sa vie quotidienne. Cette popularité a connu un regain avec la rapide modernisation de l'ère Meiji, qui bousculait les traditions, et où beaucoup de gens cherchaient à y retrouver une part de leurs racines perdues.

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Le cimetière de Sengakuji existe toujours. On voit le puits, le bassin où a été lavée la tête de Kira. On y voit le tombeau d'Asano et les quarante huit stèles dressées et alignées sous les arbres. Trois siècles après, de nombreux Japonais viennent encore y brûler des baguettes d'encens sur ces tombes pour honorer la mémoire des Rōnins. Le thème est resté populaire : dans la seule décennie 1997-2007, la télévision japonaise a consacré dix réalisations à cette épopée.

Sources : http://fr.wikipedia.org/, http://japon-ichi.conceptbb.com/


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aukatana8wz.gif À propos du film aukatana8wz.gif

La seconde guerre mondiale bat son plein et le monde cinématographique est en plein émoi. Techniciens et spectateurs masculins sont partis au front, les salles sont en grande partie détruites. Tous les studios de production connaissent des difficultés financières en raison du recensement économique, d'une main d'œuvre rare et d'une distribution insuffisante de leurs copies. Afin de redorer leur blason, les studios de la Shochiku annoncent à grands renforts de publicité la mise en chantier d'une nouvelle adaptation des aventures des 47 Rōnins. Avides de se positionner en chefs de file par rapport à leurs concurrents, de divertir un public terrifié par la guerre et de plaire aux autorités en se servant de la légende comme une forme de propagande à la gloire de leur Empereur, ils promettent du grand spectacle. Mizoguchi est chargé d'assurer la réalisation. Leur choix n'est pas innocent, sachant, certes, que le réalisateur est loin d'être un homme expérimenté dans le domaine de fresques épiques et scènes de bataille, mais il jouit d'une bonne réputation pour la réalisation de films de commandes en ayant eu la reconnaissance des autorités pour ses pamphlets patriotiques - réalisés malgré lui - Ah ! Le Pays Natal et Le Chant de la caserne.

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Jouissant d'une entière liberté artistique et d'un budget élevé, Mizoguchi n'entend bien évidemment pas se soumettre une nouvelle fois aux simples désirs de ses producteurs. Il opte pour l'adaptation de la pièce Genroku Chūshingura de Seika Mayama, une relecture pessimiste et noire de la légende s'attachant à dépeindre les tourments intérieurs des samouraïs, plutôt que d'expliciter leur prise d'assaut héroïque du château de Kira. La pré-production ne se déroulera pourtant pas sans heurts, le cinéaste ayant du mal à trancher dans le matériel d'origine pour finalement arriver à deux parties d'une durée totale de 220 minutes. Il choisit méticuleusement les accessoires, demande la recréation en studio de bâtiments, jardins et même du château et réussit à superbement retranscrire la fidèle vision de l'époque. Le tournage en lui-même excédera de loin temps et budget impartis, et vaudra la démission des responsables de production et même la faillite des studios de la Koa impliqués sur la première partie. Le premier métrage sera un cuisant échec, mais n'empêchera pas les hautes autorités japonaises d'ordonner la mise en chantier de la seconde partie, qui aura finalement le malheur de sortir en salles une semaine avant l'attaque de Pearl Harbor.



Mizoguchi présente une version très personnelle de l'histoire, en décrivant des hommes rongés par leurs tourments intérieurs. Plutôt que de se concentrer sur les parties d'action, il met en scène de longues planches dialoguées ou - au contraire - des scènes muettes mettant à jour les réflexions intériorisées. La composition des cadrages est particulièrement élaborée. Jamais encore Mizoguchi n'avait mis autant d'importance sur la décomposition géométrique de ses plans, du placement de ses personnages jusqu'au choix des positionnements de la caméra. Si l'unité de groupe est parfaitement représentée par le grand nombre des protagonistes à être présents dans la plupart des longs plans-séquences, ils se retrouvent pourtant souvent isolés les uns des autres, livrés à eux-mêmes dans leurs propres réflexions. Les discrets mouvements de caméra dévoilent des personnes auparavant invisibles, prouvant une nouvelle fois l'unité, mais également leur isolement respectif.

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Le film ayant été prévu comme élément indirect de propagande par ses producteurs, les quelques éléments clairement visibles (patriotisme, fidélité envers leur Seigneur jusqu'à mourir pour lui, se battre pour un idéal) laissent un léger arrière-goût, mais sont compensés par l'habile détournement dans les limites du possible du cinéaste par rapport aux intentions premières. Loin du spectacle foisonnant attendu, Mizoguchi retranscrit de manière talentueuse l'essence même du combat intérieur et de la philosophie bushido (code éthique samouraï de la bonne conduite). D'une méticulosité perfectionniste, il recrée superbement le décor d'un XVIIième siècle réaliste, assure une mise en scène étonnante de maîtrise et dirige ses (nombreux) acteurs avec un rare talent. Œuvre un brin trop austère et longuette, elle n'en demeure pas moins un classique loin de toutes les condescendances exigées au départ.

Source : http://vodana.org/images/la_vengeance_des_47_ronins/eigagogo.free.fr/

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La critique alternative de Shangols

A l'aune des 3h30 que l'on vient de passer sur le central pour assister à cette œuvre de "pendant-guerre" de Mizoguchi, on est en droit d'être bien déçu. Étant un fan incontournable de sa fin de carrière (je connais peu le reste, cela dit), je me faisais une joie de découvrir cette histoire qui a la durée d'une véritable fresque. Il m'a fallu l'aide d'une moitié de mon sac de bonbons Haribo pour ne pas tourner de l'œil à mi-parcours, ce qui n'est pas forcément bon signe.

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Un grand chauve, Kira, fait le mariole à la cour du seigneur ; il est subrepticement attaqué par un sauvage, le chef du clan Asano, qui lui plante son sabre dans le crâne. On se dit que, pour être colère à ce point, l'autre a dû lui faire une sacrée vacherie... On se dit qu'on a le temps de toute façon pour savoir laquelle... On le saura en fait jamais. Le chef Asano est automatiquement condamné à seppuku et son clan dissolu, pardon, dissout (on sort pas son sabre chez le Shōgun, pas plus que dans une église), alors que Kira, qui n'a pas l'air très clair dans l'histoire, s'en sort sans encombre. Sonne l'heure de la vengeance dans le clan Asano, l'ensemble des R?nins (samouraïs destitués) mettant leur destin entre les mains de l'ancien lieutenant du leader, Ōishi Kuranosuke. On se dit que ça va pas tarder à péter, mais 2 heures 45 plus tard, c'est toujours le statu quo... Faut dire qu'Ōishi a fait une requête auprès du Shōgun pour réhabiliter le clan Asano et tant que celle-ci n'a pas été rejetée (sinon c'est aller contre le ciel, ouais), autant aller au bordel pour passer du bon temps, ce qu'il fait, dit-il, pour noyer son chagrin (sa femme se barre, j'aurais fait pareil). Mais le vent va tourner...

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Si vous êtes passionné de plans-séquences de la mort où on colle la caméra dans un coin le temps d'une petite discussion entre amis de 30 minutes, ce film est pour vous. Si en revanche vous êtes fan d'action, d'érotisme ou si tout simplement vous ne savez pas lire (ou n'avez point de bonbons), vous allez vous ennuyer ferme...

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Ah fusil, on a beau être en temps de guerre, la péloche, cela ne devait pas être ce qui coûtait le plus cher, saloupiot de Mizoguchi !
Ouais, certes, il prend tout son temps pour nous montrer la grandeur éternelle (...) de l'esprit du Samouraï - volonté, sobriété, obéissance, honneur + 34 notions de base - qui, quand il a accompli sa mission, se doit de respecter jusqu'au bout la loi du Shōgun, autrement dit notre ami l'Empereur. Et il faut reconnaître que pour un film de propagande, Mizoguchi y va relativement avec tact (la pensée confucéenne chinoise se prend quand même un taquet au passage, juste pour le plaisir), et si une double lecture en 1941 s'impose forcément, le discours d'obéissance et de sacrifice ne flingue pas non plus tout le film. Mais bon Diou que c'est lent : pour un plan avec une grue, on se tape un nombre de discussions infinies qui finissent franchement par tourner en rond. [...] Peu de grands morceaux de bravoure, presque aucun personnage féminin, malheureusement, d'autant que sur la fin, l'histoire d'amour non avouée et non avouable entre l'un des rōnins et une jeune fille apporte une réelle touche d'émotion. Les 47 Rōnins ! - 12 auraient franchement bien suffi, à mon humble avis.

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Source : http://shangols.canalblog.com/



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