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films:le_sadique_baron_von_klaus [25/06/2011 01:12]
vodana
films:le_sadique_baron_von_klaus [21/08/2011 03:40] (Version actuelle)
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-<img src="http://img847.imageshack.us/img847/7918/2c88940ef1b74509efe9f67.jpg" alt="2c88940ef1b74509efe9f67.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/le_sadique_baron_von_klaus/2c88940ef1b74509efe9f67.jpg" alt="2c88940ef1b74509efe9f67.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Howard Vernon incarne un homme taciturne, reclus et parfois autoritaire dont la personnalité se fond comme un gant dans l'histoire de sa famille. De ce seul Max Von Klaus naît le fantastique, ou du moins ce qui s'y rattache. Car plus que la révélation de l'identité de l'assassin, c'est bien de déterminer la place du fantastique dans ces meurtres par rapport à la famille Von Klaus qui importe. Toute proportion gardée, et en gardant à l'esprit qu'ici l'aspect policier n'est pas fameux, le procédé ressemble à ce que Conan Doyle avait fait pour <i>Le Chien des Baskerville</i> : parasiter l'intrigue d'une légende purement fantastique. C'est bien entendu sur ce point que Franco démontre ses talents.<br> Howard Vernon incarne un homme taciturne, reclus et parfois autoritaire dont la personnalité se fond comme un gant dans l'histoire de sa famille. De ce seul Max Von Klaus naît le fantastique, ou du moins ce qui s'y rattache. Car plus que la révélation de l'identité de l'assassin, c'est bien de déterminer la place du fantastique dans ces meurtres par rapport à la famille Von Klaus qui importe. Toute proportion gardée, et en gardant à l'esprit qu'ici l'aspect policier n'est pas fameux, le procédé ressemble à ce que Conan Doyle avait fait pour <i>Le Chien des Baskerville</i> : parasiter l'intrigue d'une légende purement fantastique. C'est bien entendu sur ce point que Franco démontre ses talents.<br>
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-<img src="http://img694.imageshack.us/img694/5672/56758152.jpg" alt="56758152.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/le_sadique_baron_von_klaus/56758152.jpg" alt="56758152.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Plus encore que <i>L'Horrible Docteur Orlof</i>, <i>Le Sadique Baron Von Klaus</i> laisse voir ce que sera le Jess Franco des grandes heures, celles de <i>Soledad Miranda</i> et des films en roue libre, composés au rythme du jazz. Et du jazz il est justement question ici, puisque cette musique est utilisée pour illustrer les scènes estampillées "thriller", celles du meurtrier de l'ombre, ou encore celles apparentées au genre horrifique, dans la cave des tortures. Une partition qui peut sembler inappropriée pour ces scènes, mais qui traduit l'éloignement de Franco par rapport à son sujet et son intérêt purement graphique, qui ira en se marquant de plus en plus au fil de sa carrière.<br> Plus encore que <i>L'Horrible Docteur Orlof</i>, <i>Le Sadique Baron Von Klaus</i> laisse voir ce que sera le Jess Franco des grandes heures, celles de <i>Soledad Miranda</i> et des films en roue libre, composés au rythme du jazz. Et du jazz il est justement question ici, puisque cette musique est utilisée pour illustrer les scènes estampillées "thriller", celles du meurtrier de l'ombre, ou encore celles apparentées au genre horrifique, dans la cave des tortures. Une partition qui peut sembler inappropriée pour ces scènes, mais qui traduit l'éloignement de Franco par rapport à son sujet et son intérêt purement graphique, qui ira en se marquant de plus en plus au fil de sa carrière.<br>
  
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-<img src="http://img801.imageshack.us/img801/5497/48021738.jpg" alt="48021738.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/le_sadique_baron_von_klaus/48021738.jpg" alt="48021738.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Cela apporte ici une touche de modernité à un film parfois très vieille école, mais également en plusieurs points fort novateur. La grande qualité du film est qu'il sait se faire hétéroclite, entre ces châtelains maudits très gothiques, ce village enneigé environné de marécages très lyriques et même ces scènes expressionnistes très réussies que l'on rapprochera des krimis anglo-allemands. A la photo, Godofredo Pacheco est loin d'être un tâcheron et prouve que le cinéma fantastique en noir est blanc n'est pas encore bon à reléguer aux oubliettes, malgré les réussites colorées de la Hammer, malgré celles de Corman. Le noir et blanc n'est en rien incompatible avec le modernisme, et c'est cette idée pré-reçue qui transforme les audaces de Franco en agréables surprises.<br> Cela apporte ici une touche de modernité à un film parfois très vieille école, mais également en plusieurs points fort novateur. La grande qualité du film est qu'il sait se faire hétéroclite, entre ces châtelains maudits très gothiques, ce village enneigé environné de marécages très lyriques et même ces scènes expressionnistes très réussies que l'on rapprochera des krimis anglo-allemands. A la photo, Godofredo Pacheco est loin d'être un tâcheron et prouve que le cinéma fantastique en noir est blanc n'est pas encore bon à reléguer aux oubliettes, malgré les réussites colorées de la Hammer, malgré celles de Corman. Le noir et blanc n'est en rien incompatible avec le modernisme, et c'est cette idée pré-reçue qui transforme les audaces de Franco en agréables surprises.<br>
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-<img src="http://img708.imageshack.us/img708/4518/70036216.jpg" alt="70036216.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/le_sadique_baron_von_klaus/70036216.jpg" alt="70036216.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Outre l'emploi du jazz comme manière de rythmer le film, nous assistons également ici au développement du travail sur l'érotisme de Franco, qui pour l'époque se montre très provoquant, voire carrément incorrect lors d'une scène de torture paraît-il fameuse mais hélas expurgée du film tel qu'il figure en France. Il n'en reste pas moins que cette amputation ne saurait cacher que le présent film est une œuvre globalement agréable malgré ses bavardages ponctuels, et qui se doit d'être vue comme une préfiguration des futurs délires de Jess Franco, que ce soit dans leurs aspects positifs (liberté totale tant pour l'image que pour la construction) ou dans leurs aspects négatifs (je m'en foutisme parfois rédhibitoire vis à vis du scénario ou des personnages secondaires). </span></span><br> Outre l'emploi du jazz comme manière de rythmer le film, nous assistons également ici au développement du travail sur l'érotisme de Franco, qui pour l'époque se montre très provoquant, voire carrément incorrect lors d'une scène de torture paraît-il fameuse mais hélas expurgée du film tel qu'il figure en France. Il n'en reste pas moins que cette amputation ne saurait cacher que le présent film est une œuvre globalement agréable malgré ses bavardages ponctuels, et qui se doit d'être vue comme une préfiguration des futurs délires de Jess Franco, que ce soit dans leurs aspects positifs (liberté totale tant pour l'image que pour la construction) ou dans leurs aspects négatifs (je m'en foutisme parfois rédhibitoire vis à vis du scénario ou des personnages secondaires). </span></span><br>
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