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films:les_liens_de_sang [22/07/2011 09:52]
vodana
films:les_liens_de_sang [21/08/2011 03:40] (Version actuelle)
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-<img src="http://img148.imageshack.us/img148/341/45215853.jpg" alt="45215853.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/les_liens_de_sang/45215853.jpg" alt="45215853.jpg" class="bbcode_img"><br>
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-<img src="http://img19.imageshack.us/img19/5527/66455609.jpg" alt="66455609.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/les_liens_de_sang/66455609.jpg" alt="66455609.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Qu’est ce qu’il y a derrière cette jeune fille qui passe, les mains pleines de sang, les portes d’un commissariat ? Son regard défie la réalité et notre jugement. On ne voit pas et on voit tout, s’oppose le rouge et l’enfant, culpabilité et innocence. Pourtant c’est toute la vérité du monde que Claude Chabrol a réuni dans cette intro de son film « américain », et ces portes battantes transparentes sont marquées de sang comme l’ambiguïté de toute notre réalité et surtout notre impossibilité à la saisir.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">Qu’est ce qu’il y a derrière cette jeune fille qui passe, les mains pleines de sang, les portes d’un commissariat ? Son regard défie la réalité et notre jugement. On ne voit pas et on voit tout, s’oppose le rouge et l’enfant, culpabilité et innocence. Pourtant c’est toute la vérité du monde que Claude Chabrol a réuni dans cette intro de son film « américain », et ces portes battantes transparentes sont marquées de sang comme l’ambiguïté de toute notre réalité et surtout notre impossibilité à la saisir.<br>
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-<img src="http://img36.imageshack.us/img36/9186/31214629.jpg" alt="31214629.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/les_liens_de_sang/31214629.jpg" alt="31214629.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Parfois j’ai juste envie de faire l’éloge d’images, comme celle-ci, indépendamment du film… Et pour cause, <i>Les Liens de Sang</i> est une œuvre difficile et âpre, car indépendamment de sa localisation, elle s’oppose à toute mécanique de suspens ou de rebondissements un tant soit peu hollywoodien. Ce qui y est dérangeant, c’est de voir l’évidence et la radicalité brutale de faits très simples prendre corps dans ces images lumineuses et plus léchées que chez le Chabrol de d’habitude, en particulier par le travail d’Anne Pritchard aux décors (la chambre des jeunes filles, la magnifique scène de la porte cochère sous la pluie).<br> Parfois j’ai juste envie de faire l’éloge d’images, comme celle-ci, indépendamment du film… Et pour cause, <i>Les Liens de Sang</i> est une œuvre difficile et âpre, car indépendamment de sa localisation, elle s’oppose à toute mécanique de suspens ou de rebondissements un tant soit peu hollywoodien. Ce qui y est dérangeant, c’est de voir l’évidence et la radicalité brutale de faits très simples prendre corps dans ces images lumineuses et plus léchées que chez le Chabrol de d’habitude, en particulier par le travail d’Anne Pritchard aux décors (la chambre des jeunes filles, la magnifique scène de la porte cochère sous la pluie).<br>
  
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-<img src="http://img706.imageshack.us/img706/9237/75062405.jpg" alt="75062405.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/les_liens_de_sang/75062405.jpg" alt="75062405.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 On prend son temps aussi : chaque fausse piste est considérée comme devant avoir lieu d’exister, car c’est comme ça qu’humainement nous fonctionnons. Un film d’enquête qui est un film d’enlisement à vraie dire, jusqu’à une sorte de miracle et de hasard : la seconde partie basée sur une lecture d’un journal intime renvoie totalement le genre polar aux hécatombes, et tout se finit, comme dans <i>Au cœur du mensonge</i>, par un cri. Il faut beaucoup de sérénité pour apprivoiser un décor et le monde qui nous entoure, le personnage de Sutherland en apprend un petit peu plus quand son image se détache sur le fond vert brillant de la campagne canadienne.<br> On prend son temps aussi : chaque fausse piste est considérée comme devant avoir lieu d’exister, car c’est comme ça qu’humainement nous fonctionnons. Un film d’enquête qui est un film d’enlisement à vraie dire, jusqu’à une sorte de miracle et de hasard : la seconde partie basée sur une lecture d’un journal intime renvoie totalement le genre polar aux hécatombes, et tout se finit, comme dans <i>Au cœur du mensonge</i>, par un cri. Il faut beaucoup de sérénité pour apprivoiser un décor et le monde qui nous entoure, le personnage de Sutherland en apprend un petit peu plus quand son image se détache sur le fond vert brillant de la campagne canadienne.<br>
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-<img src="http://img37.imageshack.us/img37/5674/86929418.jpg" alt="86929418.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/les_liens_de_sang/86929418.jpg" alt="86929418.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 J’aime au cinéma me heurter à des images comme celle de l’ouverture de ce film… je suis de plus en plus sûr que le cinéma ne devient art que par ces images qui sont ce qui reste dans la mémoire, d’autant plus quand comme celles-ci, elles véhiculent une véritable sensation du monde. Quand je vois cette image (que j’ai découverte cette été donc, et qui depuis m’accompagne presque en moi-même …), je me sens en même temps profondément triste par l’ordre assez tragique des choses, car c’est bien celui-là : on ne comprend pas et on ne voit pas la moitié de ce qu’on vit. Au moins le cinéma peut mettre ça en suspension et nous inviter de temps à autres à réfléchir là-dessus. L’existence devient sans doute plus acceptable quand on prend pour principe de base qu’on ne peut pas tout saisir...</span></span><br> J’aime au cinéma me heurter à des images comme celle de l’ouverture de ce film… je suis de plus en plus sûr que le cinéma ne devient art que par ces images qui sont ce qui reste dans la mémoire, d’autant plus quand comme celles-ci, elles véhiculent une véritable sensation du monde. Quand je vois cette image (que j’ai découverte cette été donc, et qui depuis m’accompagne presque en moi-même …), je me sens en même temps profondément triste par l’ordre assez tragique des choses, car c’est bien celui-là : on ne comprend pas et on ne voit pas la moitié de ce qu’on vit. Au moins le cinéma peut mettre ça en suspension et nous inviter de temps à autres à réfléchir là-dessus. L’existence devient sans doute plus acceptable quand on prend pour principe de base qu’on ne peut pas tout saisir...</span></span><br>
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