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films:maitresse [31/10/2011 11:36]
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-Les rapports de domination sont incessants entre les personnages, et leur mise en scène est particulièrement réussie de la part de Schroeder. On se situe dans un entre deux mondes : l'appartement du haut est celui de Bulle Ogier, de sa vraie vie et l'appartement du bas est étroitement rattaché à la maîtresse : elle descend dans les entrailles de l'immeuble pour assouvir les désirs coupables de victimes consentantes. Le jeu de lumières d'Almendros renforce cette impression : très réalistes pour l'appartement du haut et plus expressives voire expressionnistes et colorées en bas créant une atmosphère énigmatique. De même les espaces intérieurs sont le lieu de Bulle Ogier prisonnière de son « emploi » de maîtresse et l'extérieur est celui de la libération totale. C'est là où l'entraine Gérard Depardieu et où elle retrouve une joie de vivre, où elle est affranchie de toutes les conventions et du secret qui pesait sur sa pratique. <i>Maîtresse</i> est l'anti-Belle de jour : Ogier cherche la liberté là où Deneuve cherchait l'emprise, Ogier cherche le plaisir de l'autre là où Deneuve cherchait le sien. Schroeder cherche la vérité de l'esprit humain là où Buñuel s'amusait à la manière du surréaliste qu'il était. Deux démarches opposées pour deux œœuvres majeures.<br>+Les rapports de domination sont incessants entre les personnages, et leur mise en scène est particulièrement réussie de la part de Schroeder. On se situe dans un entre deux mondes : l'appartement du haut est celui de Bulle Ogier, de sa vraie vie et l'appartement du bas est étroitement rattaché à la maîtresse : elle descend dans les entrailles de l'immeuble pour assouvir les désirs coupables de victimes consentantes. Le jeu de lumières d'Almendros renforce cette impression : très réalistes pour l'appartement du haut et plus expressives voire expressionnistes et colorées en bas créant une atmosphère énigmatique. De même les espaces intérieurs sont le lieu de Bulle Ogier prisonnière de son « emploi » de maîtresse et l'extérieur est celui de la libération totale. C'est là où l'entraine Gérard Depardieu et où elle retrouve une joie de vivre, où elle est affranchie de toutes les conventions et du secret qui pesait sur sa pratique. <i>Maîtresse</i> est l'anti-Belle de jour : Ogier cherche la liberté là où Deneuve cherchait l'emprise, Ogier cherche le plaisir de l'autre là où Deneuve cherchait le sien. Schroeder cherche la vérité de l'esprit humain là où Buñuel s'amusait à la manière du surréaliste qu'il était. Deux démarches opposées pour deux œuvres majeures.<br>
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/home/vodana/vodana.org/wiki/data/pages/films/maitresse.txt · Dernière modification: 31/10/2011 11:39 par vodana
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