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films:pile_ou_face [18/07/2011 13:00]
vodana
films:pile_ou_face [21/08/2011 03:40] (Version actuelle)
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-<img src="http://img231.imageshack.us/img231/3408/78847607.jpg" alt="78847607.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/78847607.jpg" alt="78847607.jpg" class="bbcode_img"><br>
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-<img src="http://img41.imageshack.us/img41/4106/71111252.jpg" alt="71111252.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/71111252.jpg" alt="71111252.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Notablement fidèle à son support littéraire, le film repose donc avant tout sur l’étonnant jeu du chat et de la souris entre Baroni et Morlaix, incarnés respectivement par un Philippe Noiret débonnaire mais inquiétant (et comme toujours génial) et un Michel Serrault aigre et merveilleusement minable.<br> Notablement fidèle à son support littéraire, le film repose donc avant tout sur l’étonnant jeu du chat et de la souris entre Baroni et Morlaix, incarnés respectivement par un Philippe Noiret débonnaire mais inquiétant (et comme toujours génial) et un Michel Serrault aigre et merveilleusement minable.<br>
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-<img src="http://img39.imageshack.us/img39/4264/63357329.jpg" alt="63357329.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/63357329.jpg" alt="63357329.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Adoptant un cadre réaliste (les Girondins les plus nostalgiques y retrouveront le Bordeaux grisâtre d’avant la restauration) pour mieux y distiller par touches le doute et l’ambigüité, Robert Enrico crée un subtil malaise en s’intéressant bien moins à l’enjeu policier qu’à la tension intime entre deux personnages bien plus proches qu’il n’y paraît ; ce faisant, il construit l’une de ces amitiés viriles, étranges mais intenses, comme on en retrouve dans son attachante filmographie, de <i>Ho !</i> aux <i>Aventuriers</i> en passant évidemment par <i>Les Grandes Gueules</i>. En particulier, la formidable séquence finale, sur le bateau, est la ponctuation idéale de ce lien contre-nature, où une complicité vacharde et ce qu’il faut d’amoralité témoignent d’une vision personnelle (et assez réjouissante, pour tout dire) de la justice.<br> Adoptant un cadre réaliste (les Girondins les plus nostalgiques y retrouveront le Bordeaux grisâtre d’avant la restauration) pour mieux y distiller par touches le doute et l’ambigüité, Robert Enrico crée un subtil malaise en s’intéressant bien moins à l’enjeu policier qu’à la tension intime entre deux personnages bien plus proches qu’il n’y paraît ; ce faisant, il construit l’une de ces amitiés viriles, étranges mais intenses, comme on en retrouve dans son attachante filmographie, de <i>Ho !</i> aux <i>Aventuriers</i> en passant évidemment par <i>Les Grandes Gueules</i>. En particulier, la formidable séquence finale, sur le bateau, est la ponctuation idéale de ce lien contre-nature, où une complicité vacharde et ce qu’il faut d’amoralité témoignent d’une vision personnelle (et assez réjouissante, pour tout dire) de la justice.<br>
  
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-<img src="http://img28.imageshack.us/img28/8934/65472911.jpg" alt="65472911.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/65472911.jpg" alt="65472911.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Il faut évidemment retrouver dans ce bon sens un peu mordant la patte unique de Michel Audiard (pour l’occasion assisté de Marcel Jullian et de Gary Graver) qui trouvait ici dans l’écriture le ton juste, virtuose sans être ostentatoire, qui donnera dans les années suivant <i>Pile ou Face</i> des réussites aussi grandioses que <i>Garde à vue</i> ou <i>Mortelle Randonnée</i>. Sa plume amère est particulièrement délectable lorsque Baroni avoue regretter sa femme « à l’heure des repas » ou dans la pertinence cruelle de sa comparaison entre la Justice à la Sainte-Vierge (« si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe… »). Mentionnons enfin la présence, tout à fait charmante, de la jeune Dorothée dans un second rôle pour insister sur les qualités singulières et poignantes d’une œuvre discrète mais trop souvent mésestimée, une des très belles réussites du film policier à la française.</span></span><br> Il faut évidemment retrouver dans ce bon sens un peu mordant la patte unique de Michel Audiard (pour l’occasion assisté de Marcel Jullian et de Gary Graver) qui trouvait ici dans l’écriture le ton juste, virtuose sans être ostentatoire, qui donnera dans les années suivant <i>Pile ou Face</i> des réussites aussi grandioses que <i>Garde à vue</i> ou <i>Mortelle Randonnée</i>. Sa plume amère est particulièrement délectable lorsque Baroni avoue regretter sa femme « à l’heure des repas » ou dans la pertinence cruelle de sa comparaison entre la Justice à la Sainte-Vierge (« si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe… »). Mentionnons enfin la présence, tout à fait charmante, de la jeune Dorothée dans un second rôle pour insister sur les qualités singulières et poignantes d’une œuvre discrète mais trop souvent mésestimée, une des très belles réussites du film policier à la française.</span></span><br>
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 <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">S'il est de ces films qui honorent, pas forcément le cinéma mais très certainement les acteurs, <i>Pile ou face</i> est bien de ceux là.<br> <span style="font-size: 1.17em;"><span style="color: black;">S'il est de ces films qui honorent, pas forcément le cinéma mais très certainement les acteurs, <i>Pile ou face</i> est bien de ceux là.<br>
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-<img src="http://img217.imageshack.us/img217/8717/18103828.jpg" alt="18103828.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/18103828.jpg" alt="18103828.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Cette œuvre de Robert Enrico restera dans les mémoires cinéphiles comme la preuve irréfutable qu'au moins deux acteurs ont aimé et servi leur métier de la plus honorable passion. Car tout au long de ce film socio-politico-policier, Michel Serrault et Phillipe Noiret se prêtent avec brio à une joute très pacifique de talents rarement égalée dans un film.<br> Cette œuvre de Robert Enrico restera dans les mémoires cinéphiles comme la preuve irréfutable qu'au moins deux acteurs ont aimé et servi leur métier de la plus honorable passion. Car tout au long de ce film socio-politico-policier, Michel Serrault et Phillipe Noiret se prêtent avec brio à une joute très pacifique de talents rarement égalée dans un film.<br>
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-<img src="http://img69.imageshack.us/img69/6814/87122950.jpg" alt="87122950.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/87122950.jpg" alt="87122950.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Ils sont là pour jouer. Comme tous les acteurs ? Non, pas comme tous les acteurs ! On les sent tous deux au cœur même de leurs passions. Tout au long de ce métrage, ils nous donnent l'impression (et peut-être le vivaient-ils comme cela ) que l'intrigue qu'ils devaient servir n'avait que peu d'importance. Que le metteur en scène en avait peu lui aussi, et les décors encore moins. Ils jouent ! Pas de rivalité, l'ego de chacun est resté aux vestiaire : ils jouent ! Ils exercent là leur métier, leur art, le seul qu'ils connaissent. Pas de professeurs, pas d'élèves : des maîtres, de part et d'autre ! Robert Enrico l'aurait-il présagé, qui leur octroie pour partenaires une Dorothée bien pale, un Pierre Arditi naissant et quelques comparses de moyenne envergure. Ils jouent....<br> Ils sont là pour jouer. Comme tous les acteurs ? Non, pas comme tous les acteurs ! On les sent tous deux au cœur même de leurs passions. Tout au long de ce métrage, ils nous donnent l'impression (et peut-être le vivaient-ils comme cela ) que l'intrigue qu'ils devaient servir n'avait que peu d'importance. Que le metteur en scène en avait peu lui aussi, et les décors encore moins. Ils jouent ! Pas de rivalité, l'ego de chacun est resté aux vestiaire : ils jouent ! Ils exercent là leur métier, leur art, le seul qu'ils connaissent. Pas de professeurs, pas d'élèves : des maîtres, de part et d'autre ! Robert Enrico l'aurait-il présagé, qui leur octroie pour partenaires une Dorothée bien pale, un Pierre Arditi naissant et quelques comparses de moyenne envergure. Ils jouent....<br>
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-<img src="http://img641.imageshack.us/img641/4203/37922793.jpg" alt="37922793.jpg" class="bbcode_img"><br>+<img src="http://vodana.org/images/pile_ou_face/37922793.jpg" alt="37922793.jpg" class="bbcode_img"><br>
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 Leurs regards ne sont qu'admiration pour l'autre, leurs gestes, révérences devant le complice de génie ! Pas de duel : l'addition de deux immenses talents, s'offrant les phrases d'Audiard comme une délicieuse cerise sur le gâteau de bonheur qu'il nous offrent...</span></span><br> Leurs regards ne sont qu'admiration pour l'autre, leurs gestes, révérences devant le complice de génie ! Pas de duel : l'addition de deux immenses talents, s'offrant les phrases d'Audiard comme une délicieuse cerise sur le gâteau de bonheur qu'il nous offrent...</span></span><br>
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